L’autobus 45

Par: Miguel Dubé 

L’autobus 45 

 

Six heures du matin à Montréal 

 

Jessica entend son réveil sonner et elle ouvre les yeux, puis elle décide de se lever pour aller à son fabuleux travail. 

Elle se réveille tranquillement, mais elle n’a pas le gout de sortir de son lit et de fournir un effort considérable.  Elle décide d’aller dans la cuisine dans son petit deux et demie qu’elle a loué avec son copain.  Jessica regarde, puis se rend compte qu’elle est seule.  Elle se dit :  

  • Ah! mon petit cœur d’amour est déjà parti. 

Elle prépare son café avec un croissant accompagné de fraises par cette belle journée ensoleillée, puis elle le déguste avec son petitdéjeuner. 

Aprèselle se hâte pour aller à son travail.  Bien qu’elle ait ce travail depuis quelquemois, elle est heureuse, mais sent une certaine oppression de la part de sa supérieure en chef à la fin de la journée au moment de quitter le travail À chaque fois que c’est pour elle le moment de partir et qu’elle croit que sa chef, elle aussi a terminé, celle-ci trouve toujours un prétexte pour l’interpeler au moment de son départ, alors qu’elle a fermé son ordinateur, mis son manteau et s’est dirigée vers l’ascenseur.  C’est alors qu’elle se fait intercepter: 

  • Jessica, vous pouvez me terminer ces lettres de confirmation et les corriger, j’en aurais besoin pour demain matin. 

Jessica se sent pendant ce temps bouillir de l’intérieur et pleine de frustrations. Au moment où elle sent ces sentiments désagréables, puis quand elle regarde autour et voit ses collègues qui ont un sourire du coin des lèvres et un air moqueur. Elle a envie d’exploser et elle se dit : 

 Pourquoi me fait-elle toujours ça à la dernière minute et demande-t-elle souvent à moi ?  Il y a plein d’autres filles qui travaillent ici aussi! 

 

Jessica se prépare, s’habille et met dans son sac une robe splendide de soirée avec du maquillage et une magnifique broche à cheveux qui a la forme d’un papillonson portebonheur. Sa broche est quand même longue comme la longueur de sa main et pointue. Son amoureux veut emmener Jessica dans un grand restaurant ce soir et c’est peut-être ce soir que Joe va demander la main à son amoureuse. 

Jessica met ses talons hauts et, tout en marchant vers la porte, pense seulement à sa soirée et cela suffit pour faire taire ses frustrations au travail… 

 

Six heures et demie du matin à Montréal 

 

Tod entend sa mère crier jusqu’à dans sa chambre  

  • Tod! mon ***, lève-toi  Tvas être en retard à tes cours de menuiserie. 
  • Vas-tu arrêter de crier, après moi, ***! Jeannette …Tu sais il y a un mot qui existe : ça s’appelle respect. 
  • Tod !  J’ai décidé de te reprendre à condition que tu fasses quelque chose de ta vie! 
  • Bien! Oui, je le sais. Tu n’es pas obligé de me le rappeler tout le temps !! 

 

Tod se lève de sa chambre, qui se trouve dans le sous-sol, puis se dirige vers ltoilette, prend sa brosse à dents et se dit :  

  • Quelle journée de marde encore aujourd’hui ! 

 

Il finit de s’habiller et monte dans la cuisine pour aller déjeuner. Tod prend un bol et une cuillère, puis une boite de céréales.  Sa mère ne lui achetait jamais ses céréales préférées, mais seulement celles de son frère, même s’il n’habite plus avec eux.  Sa mère lui fait juste lui rappeler par exprès comment son frère est parfait.  Tous les matins, il a lhonneur d‘entendre sa mère lui dire :  

  • Si tu étais plus comme ton frère intelligent, constructif; lui au moins il est à l’université Il n’est pas compulsif, lui.  Tu es comme ton pèretu vas finir clochard comme lui. 
  • Ok! Jeannette, je m’en vais. 

 

Tod prend son sac à dos, ses bottes et ses outils et il franchit la porte Ensuite, même en fermant la porte, il entend sa mère :  

  • Justement, je l’ai vu en train de fouiller dans une poubelle, je ne suis pas sûre si c’était 

 

Tod est exaspéré par les dires de sa mère, à propos de son père, parce qu’il sait que ce dernier est parti de son plein gré. 

 

Il se dirige vers la rue pour aller prendre son bus pour se rendre à son école. 

En marchant, ça ne lui tente pas d’aller à son cours parce que son professeur de menuiserie l’a ciblé comme souffredouleur.  Il pense à son professeur et tout de suite il est appréhendé par le doute et l’inquiétude.  Il pense à la semaine dernière quand le professeur lui a donné un nouveau meuble à bureau à construire.  

 

Il s’était mis au travail et avait suivi le plan pour construire son meuble.  Il l’avait construit et était fier de son travail.  Quand il a terminé la finition de son meuble et fini de le peindre, il l’a ensuite mis debout, mais soudain, il s’est rendu compte que la couleur du meuble avait changé. Elle était devenue étrange.  Tout à coup, les pattes du meuble ont lâché et le meuble a bureau est tombé par terre. Les pattes étaient cassées... 

Tod a regardé son bureau et commencé à sentir de la frustration et de la colère monter en lui, car tous les élèves de la classe ont commencé à rire Ensuite il sest tourné vers son professeur et l’a vu sourire du coin des lèvres. C’était un sourire sournois et mesquin. 

Tod pris son sac à dos et est sorti de la classe en courant et a claqué la porte, parce qu’il savait que s’il restait à endurer tous ces regards moqueurs et tous ces rires contre lui, il allait finir par exploser 

 

Sept heures du matin à Montréal 

 

Jean sort de chez lui en se pressant. Sa blonde sort au même moment, et Jean prend sa voiture.  Sa blonde lui cri à haute voix : 

  • N’oublie pas de payer l’électricité, imbécile! 

 

Jean la regarde avec mépris et lui dit : 

  • Bien oui ! je vais la payer, la maudite facture, hurla-t-il  

Il s’empresse vers sa voiture et ouvre la portière.  Jean met le contact, mais la voiture ne démarre pas  

  • ***, crie-t-il, déchainé. Démarre, pétasse! 

 

Jean, depuis quelque temps, est accablé par diverses situations négatives avec son entourage et son quotidien habituelle.  Il claque la porte et décide de prendre l’autobus 45.  Entre temps, il pense à la semaine dernière, quand ses collègues se sont montrés sournois et mesquins.  Ses partenaires ont l’habitude de lui mener la vie dure et d’en faire leur souffre-douleur.  Un jour, ils ont mis un rat mort dans son casier. Il s’écria : 

  • Pourquoi faites-vous cela? 

Comme tous ses collègues se sont mis à rire de lui, il s’est senti bouillir en dedans de lui avec plein de colère et de haine qui ont remonté. 

  • Allez ! Est-ce que vous montez ? dit le chauffeur de bus. 

 

Jean revient à la réalité et monte dans son bus pour aller à son travail. 

 

Cinq heures du soir à Montréal 

 

Hugo se prépare pour partir pour aller porter un sac d’épicerie à une amie qui est dans le besoin.  Il est très exténué de sa journée parce que depuis ce matin, tout va de travers.  Premièrement, il a fait crever ses œufs parce qu’il les aimait bien au miroir; ensuite, il a fait brûler ses rôties.  Finalement, il a échappé son café sur lui.  Hugo se dit que c’est une journée ou tout lui semble agressant, même une de ses fleurs. 

 

Quand Hugo est dans cet état, cela dure toute la journée et c’est ce qui lui arrive. 

Cet état l’a suivi même jusqudans sa routine quotidienne comme quand il est allé au dépanneur chercher son paquet de cigarettes.  Le caissier lui tapé sur les nerfs parce que quand qu’il lui remis l’argent, il l’a trouvé arrogant et brusque par sa façon de lui remettre.  C’était la même chose quand il a pris le bus et réalisé que c’était le chauffeur qu’il n’aimait pas qui était au volant.  

Le chauffeur à l’habitude de le faire trébucher, en jouant avec l’accélérateur de son bus.  Alors! Hugo prend toujours le bus à des journées et a des heures différentes, car il ne veut pas croiser le chauffeur sournois et le caissier arrogant.  C’est une des journées auxquelles Hugo est souvent confronté. C’est une de ces journées qu’il vit aujourd’hui. 

Hugo revient à la réalité, puis il sort de son appartement pour atteindre l’ascenseur de son immeuble. Il arrive au rez-de-chaussée et sort dehors.  Il se dirige pour aller prendre l’autobus 45 avec le sac d’épicerie pour son ami. 

 

Cinq heures du soir à Montréal 

 

Jessica a presque terminé sa journée. Elle pense pouvoir finir partir sans contrainte. 

Ella a eu une journée difficile aujourd’hui et se prépare comme d’habitude. Elle ferme ses dossiers et son ordinateur.  Elle se dirige vers l’ascenseur, puis elle regarde ses collègues dans les yeux pour voir si sa patronne n’allait pas faire le coup habituel.  Elle pèse sur le bouton et, au moment où elle rentre dans l’ascenseur, elle entend son nom.  Elle voit ses collègues éclater de rire, puis elle explose:
 Ça suffit dit-elle, en criant. 

Elle prend l’ascenseur puis elle s’en va.  Au même moment, elle reçoit un message électronique de son amoureux :  

  • je casse! C’est fini ! 

Elle sent monter une grande colère qui devient de la haine.  Elle se dirige vers l’autobus 45. 

 

Cinq heures et demie du soir à Montréal 

 

Tod vient de sortir de l’écolecomplètement enragé Son professeur venait de mettre la dernière goutte qui a fait déborder le vasepour sa tolérance.  Il avait participé à un concours que son professeur avait organisé. Son professeur lui a fait croire qu’il avait gagné le concours.  Quand, il a présenté son meuble, il s’est brisé en morceaux.  Tod était très en colère.  Celle-ci s’est transformée en haine.  Il a alors préféré sortir de la classe.  Tod sest alors rendu vers l’autobus 45  

 

Cinq heures quarante-cinq du soir à Montréal 

 

Jean sort de son travail en colère parce que ses collègues, une fois de plus, venaient de lui jouer un sale tour.  Ils lui avaient mis de la colle sur sa chaise. Il a eu du mal à décoller la colle sur sa chaise et a dû se lever avec effort, même jusqu’à déchirer son pantalon de travail. Ils ont tous ri, en se moquant sournoisement. 

-Gangd’*de marde…cria-il. 

Il a dû se mettre un chandail autour de la taille pour cacher son derrière. 

Il marche sur la rue et se dirige vers l’autobus 45 avec pleine de colère qui est devenu en haine. 

 

Six heures du soir à Montréal 

 

Hugo vient d’aller porter le sac d’épicerie à son ami.  Il est devant l’arrêt de l’autobus 45 et elle arrive.  Hugo s’apprête à monter avec trois autres passagers qui sont, entre autres, Jessika, Tod et Jean.  Malheureusement, Hugo voit le chauffeur qui le fait souvent trébucher et ssent tout de suite en colère.  Il monte avec les autres passagers, mais au moment où il s’assoit, le chauffeur joue avec l’accélérateur du bus.  Hugo trébuche et commence à injurier le chauffeur du bus. 

  • ***! Tu ne sais pas conduire, crie Hugo. 
  • Voyons ! il n’a pas fait exprès, dit Jessica. 
  • De quoi ! vous vous mêlez, vous ? dit Hugo, en haussant le ton.  
  • Arrêtez ! Monsieur, dit Tod, calmement. 
  • Aller vous faire foutre, crie Hugo avec mépris. 
  • Calmez-vous ! dit Jean. 
  • ALLEZ! DONC TOUS ** ! VOUS AUTRES, cria très fort Hugo. 

 

Jessica, Jean et Tod perdent leur sang-froid.  Jessica prend sa brochette en papillon et poignarde Hugo sur le cou.  Tod prend un de ses outils dans son sac et poignarde Hugo sur le torse.  Jean pousse Hugo qui tombe sur une chaise dans le bus et se casse le cou. 

Les trois entendent un crack sur le cou et Hugo tombe raide mort.  Alors tous les trois se regardent et restent paralysés par l’événement. 

 

Six heures trente du soir à Montréal 

 

Les policiers sont sur les lieux de l’accident et ils questionnent les passagers du bus.  Jessica dit aux policiers :  

  • Il était devenu fou ! 

Jessica, Tod et Jean se regardent entre eux Subtilement, ils séchangent chacun un regard et un sourire sournois et moqueur. 

 

Fin  

  

Miguel Dubé

 

 

 

 

 

 

 

 

5 réflexions sur « L’autobus 45 »

  1. Vraiment, tu t’améliores ! La construction du récit est impressionnante. Complexe et bien ficelée. La narration est simple et efficace. Les dialogues sont crédibles. Que dire de la fin ! Ouf ! Lâche pas, Miguel.

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