Le jour où je me suis aimé pour vrai…

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Par Léonie Adams

Lorsqu’on m’a demandé d’expliquer pourquoi je voulais publier un poème de Charlie Chaplin, je n’ai pas su quoi répondre, et encore à ce jour, je n’ai pas de bonnes raisons. Tout ce que je peux partager ce sont mes impressions et mon ressenti. À chaque fois que mes yeux se posent sur ce poème, je sais que pour l’instant d’un moment, mon cœur, ma tête et mon âme sont en parfaite harmonie. Je sais aussi que lors des jours plus sombres, me remémorer quelques phrases peut me sortir de mes ténèbres. La vie devient plus facile lorsqu’on vous explique qu’être Humain, c’est normal, et que la normalité n’est rien de plus qu’une multitude de différences.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai…

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment.

Et alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle

n’étaient rien d’autre qu’un signal

lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de vouloir une vie différente,

et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue

à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation,

ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien

que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts,

et que ce n’est pas le moment.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire :

personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle amour-propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire des grands plans.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime,

quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, j’appelle ça simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison,

et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert l’humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la mets au service de mon cœur,

Elle devient un allié très précieux.

 

Charlie Chaplin

ET…

Léonie Adams

 

 

Monde de Terreurs

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Monde de Terreurs

Par: Dominik Lagacé

Théâtre de folies visuelles

Festival des fantasmaphobies

Les yeux d’un regard, unis

Tous deux fixés sur cette terreur universelle

 

Brouillard enveloppant la conscience

Incohérence et irrationalité en dominance

Le cœur au pas de course

Je m’enfuis en douce

Tremblement dans les racines de mon corps

Pluies torrentielles et averses fortes comme un port

Peau humidifiée et blême

Enlacement par la peur elle-même

 

Barricadé et solitaire: «Personne n’entre!’»

Ce démon fait pression sur mes tempes

Voilant ma vue d’une couverture d’eau salée

Il m’engourdit, je ne peux plus bouger

Sang bouillonnant comme liquide sous chaleur

La pression de mon être est à son paroxysme

Même ceux qui m’aiment, dans ma tête me haïssent

 

Se tenant formellement derrière moi

Tel un mur qui me cache sous son ombre

Il prend possession de mon être et de mon vivant

Posant sa main sur ma tête, il transfère cauchemar et mal-être

J’expulse douleur et peur d’une méthode ayant peu d’honneur

Puisque je suis incapable de le dire, il préfère me voir vomir

 

Je cherche lumière et air

Sous l’espoir des réverbères

Foule de monstres-horrifiques

Naissance de troubles-panique

À l’extérieur le temps est bête

À l’intérieur c’est la fête, c’est la tempête

En sens inverse…

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En sens inverse…

Par: Benjamin Lorion

Vous savez, ce moment où vous ne pensez qu’à tout quitter pour autre chose?

Eh bien, moi je l’ai fait.

J’étais inspiré, à ce moment-là, par les personnages des histoires que j’avais lues dans les livres d’aventure de mon enfance. J’avais la même audace en moi que Jane Goodal et cette soif de l’inconnu à la Indiana Jones!

Après plusieurs mois à m’être demandé ce que je pouvais bien faire de ma vie sans diplôme ni argent en banque, et pour couronner le tout, avec une santé qui ne tenait qu’à un fil (le genre de situation dans laquelle tu te dis à toi-même je n’ai plus rien à perdre), j’ai décidé que ce que je voulais se résumait à voir le monde.

Certains m’ont traité de fou et d’autres m’ont jalousé, mais ne vous y méprenez pas, ce n’était ni de la folie ni de la chance. C’était tout simplement mon rêve et j’avais décidé de le réaliser.

Je voulais tout laisser derrière et partir en mode bourlingueur.

Je n’avais plus qu’à quitter mon emploi, vendre mes biens et filer vers les boutiques de plein-air pour m’équiper.

Ça me semblait si simple!

J’avais lu plusieurs articles à ce moment-là sur l’organisation de ce genre de voyage et j’étais incertain sur ce que je devais apporter avec moi. Plusieurs disaient d’acheter le meilleur et d’autres me conseillaient des alternatives moins coûteuses.

N’oubliez pas, je n’avais pratiquement pas un rond en poche.

Je me souviens que je m’étais dit : « Allez, tu y vas comme tu peux et au diable les dépenses! ».

MAIS QUELLE IDÉE DE GÉNIE!

C’était maintenant officiel, je n’avais littéralement plus une cenne.

Les gens ne me croyaient pas quand je leur avais annoncé mon idée la première fois.

«On le sait Benjamin avec ses projets de fou!»

Quatre jours de bus plus tard et les montagnes de l’Ouest canadien qui me regardent de haut, je décide d’avoir une petite conversation avec mon «être» intérieur.

Ça devait ressembler à quelque chose du genre…

Quatre jours de «putain» de bus pour me rendre de l’autre côté du pays! Vous pouvez me dire à quoi j’ai pensé pour faire ça? C’est pas pour moi voyager! Je suis fatigué, j’ai faim, je sens la vieille étable moisie et tout ce que je veux c’est retrouver mon lit.

AH, mais oui le génie! Tu as tout vendu, alors tu lèves ton cul et tu vas au moins essayer parce que tu ne t’es pas rendu jusqu’ici pour tout foirer comme à chaque fois que tu fais quelque chose. GO!

Quelques heures plus tard à m’être perdu dans les sentiers du Parc national de Banff, je me retrouve près d’une petite rivière où je décide de bifurquer des chemins principaux pour longer la rive afin de me trouver un endroit confortable pour monter ma tente.

Tiens… un pont! Pourquoi ne pas faire mon clochard tant qu’à me sentir comme si j’en étais un?

Je vois que des gens avaient déjà eu la même idée que moi dans les derniers jours. Il y a des cannes de conserve et quelques restants de ce qu’on peut appeler «une bonne cuite» tout autour d’un tas de roches qui doit avoir servi pour un feu de camp.

La nuit commence à tomber alors je suis mieux de me dépêcher de me faire un petit feu si je veux avoir un peu de chaleur.

Vous avez déjà dormi dans une tente quand il fait -5 degré à l’extérieur et que vos équipements de camping sont faits pour les températures chaudes?

Si oui, imaginez le froid qui transperça mon corps durant les heures qui suivirent…

À ce moment précis, je me dis que je dois rester éveillé pour combattre le froid, mais…

QUELLE BONNE IDÉE ENCORE!

Je me réveille pour entendre les bruits des bêtes sauvages qui se trimbalent autour de moi. Tout va bien, jusqu’au moment où BAM!

C’est Mademoiselle Paranoïa qui décide de s’installer sans préavis dans mon esprit déjà fragilisé par la solitude.

À ce moment-là, je ne peux m’empêcher d’imaginer autre chose qu’une scène de film où un gros grizzli déchiquette la toile de ma tente, me grignote comme un maïs dans une épluchette de blé d’inde. Le tout suivi d’une mort lente et brutale causée par l’attaque. D’une façon ou d’une autre, ce n’est certainement pas mes vieilles chaussettes qui vont combler la faim de cette terrible bête affamée.

Après ces visions, vous pouvez bien vous imaginer qui vient faire un petit tour au côté de miss Paranoïa pour me dire sa façon de penser? Eh bien oui, c’est cette petite voix intérieure :

BRAVO LE GÉNIE!

Tu sacres toute ta vie d’un coup de pelle en l’air et après seulement quatre jours de transport, tu es mort sur le bord d’une rivière, seul et congelé!

Applaudissements…

Indiana Jones se foutrait bien de ma gueule!

Enfin, je réussis à fermer l’œil après quelques débats avec mon esprit tourmenté. Je suis tellement fatigué et sous le choc de cette terrible nuit que je me dis à moi-même.

         Est-ce que c’est vraiment le soleil que je vois au travers de la toile?  

         Non, c’est sans doute l’au-delà!

         Est-ce que je suis mort?

         Mais non crétin! Lève-toi. C’est le matin. Tu as survécu à ta première nuit en solitaire dans la faune sauvage canadienne.

BRAVO CHAMPION!

Après avoir récolté un peu d’eau pour me préparer un petit thé, je me pose près de la cendre encore fumante pour me réveiller un peu et je planifie la journée qui commence à se pointer le nez. Après quelques minutes à réfléchir et en levant la tête vers le ciel, pour je ne sais quelle raison, je comprends ce que je viens de vivre.  Je me dis que c’était le prix à payer en voyant le brouillard se disperser pour faire place aux sommets enneigés des Rocheuses.

Ouf, mais quel paysage grandiose!

 

Le bruit intense de l’eau qui dévale sur les pierres arrondies par le courant des glaciers qui fondent me laisse sans mot. Le vent berce et fait doucement valser les nouvelles feuilles des arbres tout aussi endormis que moi. Les rayons du soleil brise la noirceur de cette nuit froide.

J’ai l’impression de rêver. Ma dernière nuit ne me semble qu’un rêve en voyant le paysage se dessiner de la sorte. Je suis habité par une énergie que je ne pourrais décrire avec des mots. Seuls mes yeux sont les gardiens uniques de ce souvenir.

On ne sait jamais trop dans la vie si on a fait le bon choix, sauf quand ce genre de sentiment nous habite. Je n’ai plus jamais ressenti la même plénitude que ce matin-là.

Je croyais pourtant, quelques heures avant, que c’était la fin, le point où j’avais fait une erreur qui allait me coûter la vie. Malgré tout, ces angoisses s’étaient complètement estompées au moment même où j‘avais ouvert la fermeture éclair de mon bivouac. Je venais de comprendre que j’avais pris la bonne décision. J’y croyais profondément et je ressentais que c’était le début d’une belle grande aventure.

J’avais compris quelque chose de puissant durant ce même matin. Quelque chose qui allait me servir pour le restant de ma vie…

J’avais fait en sorte d’être où j’étais à ce moment-là. Personne n’avait mis son grain de sel ou ne m’avait dit quoi faire ni comment le faire. J’étais le propre créateur de mon bonheur et j’allais l’être pour bien longtemps si je gardais cette force d’esprit. Tant et aussi longtemps que j’allais me fait confiance, ce genre de moment parfait allait m’arriver.

Il fallait arrêter de les chercher et simplement faire l’effort de les créer.

Mon bonheur ne reposait que sur mes propres choix.

Je suis resté deux ans en Colombie-Britannique…

C’est aussi ce moment précis, et les deux années qui ont suivi, qui ont fait que j’ai aujourd’hui visité 15 pays, que j’ai rencontré des gens de partout dans le monde qui m’ont influencé et m’ont inspiré.

J’ai laissé le craintif de cette première nuit mourir au bord du feu.

Aujourd’hui, je n’ai plus peur de moi-même et j’ai toujours cette soif d’aventure dont Indiana Jones serait fier!

Je t’aime

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Megane Lemay- poésie

Je t’aime

Je sens ce drôle d’amour

Qui me guette comme un vautour

Il me chasse, il me traque

Sans que je ne le remarque

 

Pourtant, quand tu poses tes lèvres sur les miennes

Oui, quand tu m’embrasses

C’est merveilleux et je veux être tienne

Sans que ça ne me gêne ni ne m’embarrasse

 

Tu es si sauvage et doux à la fois

Je t’aime d’un amour ardent

Je t’aime d’un amour brûlant

Viens et enfuis-toi avec moi

Blessure fatale

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Megane Lemay – Poésie

Blessure fatale

Encore et encore cette idée revient
Elle te tue petit à petit comme un venin
Les gens ne voient pas comment tu te sens
Mais leur démontres-tu réellement?

C’est comme se noyer
Tu n’arrives plus à respirer
Alors, pour survivre, tu te bats
Mais est-il juste ce combat?

Tu commences à perdre espoir
Donc, tu hurles tout ton désespoir
Tu te retournes et prends la première chose qui te tombe sous la main
C’est le début de la fin…

Tu sais que ce n’est pas une bonne idée
Mais ça ne quitte plus tes pensées
Comment peux-tu résister
À ce moyen insensé?

Au début ça te fait mal
Mais la douleur part rapidement
À cette sensation nouvelle
Tu voudrais un abonnement

À l’école tu essaies de le cacher
Le tenir loin de tes pensées
Mais tu ressens le besoin
D’avoir cet objet en main

C’est maintenant une addiction
Ta passion
Tu lis sur le sujet
Tu te sens moins rejet

Pour toi
Tout devient normal
Mais pour moi
Il n’y a rien de banal

Tu es déconnectée
Perdue dans tes pensées
Tu as besoin d’aide
Et l’amitié est un bon remède

Cette idéation
Qu’est la mutilation
Te tuera
Tu n’es déjà plus toi

MA PLUS BELLE HISTOIRE… revient en force!!!

Depuis maintenant 16 ans, la Fédération des syndicats de l’enseignement organise annuellement le concours d’écriture Ma plus belle histoire, qui s’adresse aux adultes en formation dans les centres du Québec. Voici ce que tu dois savoir si tu désires participer :

 La date limite pour remettre ton texte est le vendredi 23 novembre 2018

Tu dois remettre ton texte (version électronique) à l’enseignant ou l’enseignante qui t’aide avec ton projet d’écriture!

  • Tu dois remettre ton formulaire d’inscription à ton enseignant.
  • Ton texte doit contenir entre 500 et 1000 mots
  • Tu peux écrire sur le sujet de ton choix (fait vécu, texte de fiction, poème, etc.)
  • Tu peux écrire plusieurs textes

Ce que tu dois écrire à la fin de ton texte

  • Ton nom
  • Commission scolaire de Saint-Hyacinthe
  • Enseignant : le nom de ton enseignant
  • Syndicat de l’enseignement Val-Maska

Les gagnants seront dévoilés lors d’une soirée à la salle La Scène le 16 mai 2019

Laisse aller ta créativité et tu cours la chance de gagner une multitude de prix!

*De plus, pour chaque texte remis, le participant se méritera un billet au cinéma! *

 

 

Et si…

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Et si…

Par: Megane Lemay

Et si je te disais que je t’aime? Quelle serait ta réaction? Rirais-tu de moi? Me regarderais-tu avec pitié, car ces émotions que je ressens, tu ne les ressens pas. En fait, je ne sais pas si je peux réellement dire que je t’aime. Je sais que j’ai une très forte attirance envers toi et que j’aime ta façon d’être. Tu es drôle, gentil, intelligent, beau et tu as un de ces regards. Il est facile de lire en toi parce que tes yeux nous disent tout. Et ton accent est tellement… sexy?… envoûtant?… attirant?… non, il est juste indescriptible. Donc, suis-je amoureuse?

Et si tu nous laissais une chance? Penses-tu que nous pourrions être heureux? Moi, je le crois. Je sens que tu pourrais me rendre heureuse et que je pourrais en faire de même.  Je ne suis pas une mauvaise personne, loin de là. Alors, penses-tu que tu pourrais nous laisser une chance, juste essayer et voir ce que ça donne? Prenons le risque. Qu’avons-nous à perdre?

Et si nous ne restions que des amis? Je comprendrais. Mais crois-tu que cette situation restera intacte? L’amour ou la haine nous envahiront-ils? L’amitié est extrêmement importante, elle est la base d’un couple, de l’amour, alors si notre relation évolue avec le temps, nous aurions la meilleure des bases, même si nous sommes déjà amis.

Et si tu me rejetais en amour et en amitié? Cela arrivera-t-il si tu lis ce texte? Si c’est le cas, je comprendrais, mais ça n’en serait pas moins douloureux. Je m’attache très rapidement aux gens, tu as pu le remarquer. J’ai l’habitude de me faire rejeter parce que les gars ont peur. Peur du fait que je m’attache vite. Peur du fait que j’ai besoin d’une relation amoureuse.

Et si tu me disais que tu m’aimes aussi…

Tu me manques


Tu me manques

Par: Céléna Miville

Photo de Celena Miville.

Papa tu me manques

Tu es rendu un ange

Tu me manques

Protège-nous, tes petits anges

Papa tu n’es plus ici-bas

Par contre, tu es dans nos cœurs

J’espère que tu es bien là-bas

J’ai la peine plein le cœur

 

Les étoiles dans le ciel

Une photo à la main

Les yeux remplis de larme au ciel

Papa tu me tiens par la main

Papa tu me manques

Tu es rendu un ange

Tu me manques

Protège-nous, tes petits anges

Tu es parmi les anges qui m’accompagnent

Pour le reste de ma vie, tu es avec moi

C’est comme si j’étais à la campagne

Je n’ai rien à craindre, car tu es là avec moi

 

Papa tu es l’être le plus cher à mes yeux

Même si tu n’es plus sur Terre

J’ai des souvenirs précieux

Je me perds

Papa tu me manques

Tu es rendu un ange

Tu me manques

Protège-nous, tes petits anges

 

 

Vieillir et Grandir

Vieillir et Grandir

Par: Gabrielle Ménard

Aujourd’hui j’ai 19 ans,

J’ai tellement grandi

J’ai tellement vieilli depuis tout ce temps

 

Ma mère se souviendra sûrement,

Qu’il y a19 ans,

J’ai ouvert les yeux pour la première fois

 

De mon premier sourire,

De mes premiers rires

Depuis ce temps,

J’ai ri et souri des millions de fois

J’ai fait mes premiers pas

J’en ai fait des milliards maintenant

 

Vieillir c’est prendre de l’âge

Vieillir c’est la Terre qui tourne sur elle-même

Grandir c’est changer physiquement

Grandir c’est aussi évoluer mentalement

Vieillir c’est s’endormir jeune le soir et prendre de l’âge un peu plus chaque matin

Vieillir c’est le temps qui avance et qui ne recule jamais

Même si parfois on le souhaite

Vieillir et grandir c’est apprendre de la vie

 

 

Pluie de plomb

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Pluie de plomb

Par: Antoine Bérube-Lussier

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Juillet 1916

Soldat Henry Teller, 18 ans, 25e division de l’Empire britannique.

1916, la guerre en Europe fait rage depuis deux ans déjà. Depuis le mois de février, les Français se battent contre les Allemands pour conserver la ville de Verdun. Selon quelques rumeurs, les Allemands commencent à battre en retraite et les Français sont encore debout. Mais est-ce la vérité ou une simple histoire inventée pour nous remonter le moral? Inventée ou pas, demain ce sera une certitude, car les troupes britanniques repoussent les armées allemandes de la Somme, ainsi qu’en France.

Pour le moment, la meilleure chose à faire serait de se reposer, car demain sera un vrai bain de sang.  Je ne m’inquiète même pas pour la victoire, car avec les renforts de près de 300 000 Français et avec nos 1 500 pièces d’artilleries, les Allemands n’ont qu’à bien se tenir.

Je profite de ma dernière journée tranquille pour flâner d’une bande à l’autre, entendre les nouvelles de la situation d’un peu partout dans l’Europe.

La première bande que je croise n’avait à peine plus de 18 ans. L’un d’eux était un réfugié de l’armée d’Italie. Il s’était battu durant l’offensive Italienne contre les Austro-hongrois à Isonzo. Son bataillon s’est fait décimer sous les feux ennemis. Il a déserté en plein combat et il été repêché par un bataillon de Français dans le sud de la France. Il avait été condamné à la prison, mais étant donné le manque d’effectif français, on lui avait laissé le choix de se battre ou d’être condamné à mort. Au début, on ne savait pas quoi faire de lui, mais au fil du temps, il s’est rendu de plus en plus utile, surtout pour nous conter les nouvelles de l’Italie et de ses combats contre les Austro-hongrois.

Les tranchées sont sales et boueuses, pires que les terres humides de la Bretagne. En arrivant dans un cul-de-sac, je croise un groupe de Canadiens discuter des pertes sur le front de l’est. Avec les Allemands et les Austro-hongrois qui repoussent de plus en plus les Russes. Selon quelques-uns d’entre eux, nous allions perdre cette guerre et la seule chance qu’on puisse la gagner ça serait que les Américains entrent en guerre en Europe. Ce n’est pas la première fois que j’entend parler de la possibilité de l’entrée en guerre de la US army.

La nuit commence à tomber, je m’installe alors sur le sol en recherche d’une position confortable. Je sens que la nuit sera courte.

Le lendemain, je suis réveillé, comme tout le monde, par le bruit des tirs d’artillerie. Nous commençons à pilonner les tranchées Allemandes vers 6h30 du matin. Toutes les troupes Britanniques sont mobilisées pour être prêtes à l’assaut. Je prends mon SMLE MKIII pour y installer ma baïonnette. Il y a des tirs presque à toutes les secondes. C’est comme ça durant près d’une heure. Vers 7h30, notre commandant nous ordonne d’avancer vers les lignes des boches en marchant. Personne ne sait vraiment pourquoi on y va à la marche. Le commandant nous dit que les Allemands n’ont pas survécu aux tirs d’artillerie. Il est vrai qu’avec plus de 1 000 000 d’obus tirés sur les lignes allemandes, il serait surprenant qu’ils aient survécu.

Après plusieurs minutes de marche, un de nos hommes se met à crier « AU SOL! ». Au loin, on peut apercevoir les Allemands avec leurs mitrailleuses dans leur tranchée. Il est déjà trop tard pour fuir, les balles proviennent de partout à la fois. Une vraie pluie de plomb. Je vois mes compagnons tomber un par un autour de moi. Un vrai champ de cibles vivantes. Tout le bataillon britannique bat en retraite pour se diriger dans les tranchées.

En fin de journée, on compte près 60 000 morts attribuables à cette attaque ratée. Cette journée est la plus sombre de tout l’Empire britannique. Les troupes sont épuisées et les soldats ont perdu la foi pour la victoire.

Quelques heures après, je me réveille, couché sur le sol du no man’s land. Il n’y a plus de végétation autour de moi. Je suis le seul, en vie en tout cas, car oui, il y a des cadavres un peu partout autour de moi. Je peux en reconnaître quelques-uns. Sans plus tarder, je reprends mon arme et je commence à ramper vers la ligne de défense des boches. Je sais que c’est une mission suicide. Ce qui compte, c’est le nombre d’Allemands qui tomberont sous le feu de mon fusil et sur la pointe de ma baïonnette.

Il ne faut pas que je me fasse repérer avant que je sois dans la base. En relevant ma tête, je peux apercevoir une entrée potentiellement gardée par un seul homme. Je sors lentement mon couteau de ma poche, je laisse tomber mon arme sur le sol avec douceur et en quelques secondes, je me relève, tranche la gorge du soldat pour me recoucher instantanément. Aucune sirène ne retentit. je n’ai pas été repéré. Je reprends mon arme et je finis par m’introduire dans la base ennemie. L’endroit n’a plus rien d’une base. Avec tous les obus que nous leur avons envoyés, leur tranchée s’est pratiquement complètement effondrée. Je me rends compte que la mission que je me suis donnée n’a aucune logique. Si je fonce dans le tas, je vais me prendre une balle en quelques secondes. Je m’assois quelques instants à la recherche d’une solution pour pouvoir contacter les Britanniques. La seule solution que je trouve est d’utiliser ma fusée éclairante. Mais, il faut que je monte plus haut sur la colline. Je mets mon fusil sur mon épaule, prends mon couteau et je m’avance dans les tranchées ennemies.

En regardant au sol, j’ai une idée de génie. À cause de la pluie de la veille, le sol était recouvert de boue. Avec la nuit sombre, je pourrais me camoufler avec la boue. Je me roule dedans pour en avoir le plus possible sur mon uniforme. Sans plus tarder, je reprend ma route dans les tranchées. Je tremble, j’ai tellement peur que j’ai de la misère à me tenir debout. Je regarde au loin, la colline est si éloignée, je ne me rendrai pas. Je sors mon pistolet et je tire juste au dessus de ma tête. Le ciel noir s’éclaircit d’un rouge vif. Je me jette sur le sol en attendant les renforts. Après quelque minute, j’entends des bruits de pas se rapprocher. Je sais très bien que ce ne sont pas des anglais.

La seule chose que je ne veux pas, c’est de me faire faire prisonnier ou même torturer par les boches. Je suis en larme et apeuré. Sans perdre une seconde de plus je sors mon pistolet et je décide de me tirer une balle dans la tête, comme ça je sais que je n’aurai plus peur et je pourrai aller rejoindre mes frères d’armes…

Antoine Bérube-Lussier

Juillet 1916

Soldat Henry Teller, 18 ans, 25e division de l’empire Britannique

1916, la guerre en Europe fait rage depuis deux ans déjà. Depuis le mois de février, les Français se battent contre les Allemands pour conserver la ville de Verdun. Selon quelques rumeurs, les Allemands commencent à battre en retraite et les Français sont encore debout. Mais est-ce la vérité ou une simple histoire inventée pour nous remonter le moral? Inventée ou pas, demain ce sera une certitude, car les troupes Britanniques repoussent les armées Allemandes de la Somme, ainsi qu’en France.

Pour le moment, la meilleure chose à faire serait de se reposer, car demain sera un vrai bain de sang.  Je ne m’inquiète même pas pour la victoire, car avec les renforts de près de 300 000 Français et avec nos 1 500 pièces d’artilleries, les Allemands n’ont qu’à bien se tenir.

Je profite de ma dernière journée tranquille pour flâner d’une bande à l’autre, entendre les nouvelles de la situation d’un peu partout dans l’Europe.

La première bande que je croise n’avait à peine plus de 18 ans. L’un d’eux était un réfugié de l’armée d’Italie. Il s’était battu durant l’offensive Italienne contre les Austro-hongrois à Isonzo. Son bataillon s’est fait décimer sous les feux ennemis. Il a déserté en plein combat et il été repêché par un bataillon de Français dans le sud de la France. Il avait été condamné à la prison, mais étant donné le manque d’effectif français, on lui avait laissé le choix de se battre ou d’être condamné à mort. Au début, on ne savait pas quoi faire de lui, mais au fil du temps, il s’est rendu de plus en plus utile, surtout pour nous conter les nouvelles de l’Italie et de ses combats contre les Austro-hongrois.

Les tranchées sont sales et boueuses, pires que les terres humides de la Bretagne. En arrivant dans un cul-de-sac, je croise un groupe de Canadiens qui discutent des pertes sur le front de l’est. Avec les Allemands et les Austro-hongrois qui repoussent de plus en plus les Russes, selon quelques-uns d’entre eux, nous allons perdre cette guerre et la seule chance qu’on puisse la gagner dépend des Américains; s’ils entrent en guerre en Europe, on a une chance. Ce n’est pas la première fois que j’entend parler de la possibilité de l’entrée en guerre de la US army.

La nuit commence à tomber, je m’installe alors sur le sol en recherche d’une position confortable. Je sens que la nuit sera courte.

Le lendemain, je suis réveillé, comme tout le monde, par le bruit des tirs d’artillerie. Nous commençons à pilonner les tranchées Allemandes vers 6h30 du matin. Toutes les troupes britanniques sont mobilisées pour être prêtes à l’assaut. Je prends mon SMLE MKIII pour y installer ma baïonnette. Il y a des tirs presque à toutes les secondes. C’est comme ça durant près d’une heure. Vers 7h30, notre commandant nous ordonne d’avancer vers les lignes des boches en marchant. Personne ne sait vraiment pourquoi on y va à la marche. Le commandant nous dit que les Allemands n’ont pas survécu aux tirs d’artillerie. Il est vrai qu’avec plus de 1 000 000 d’obus tirés sur les lignes allemandes, il serait surprenant qu’ils aient survécu.

Après plusieurs minutes de marche, un de nos hommes se met à crier « AU SOL! ». Au loin, on peut apercevoir les Allemands avec leurs mitrailleuses dans leur tranchée. Il est déjà trop tard pour fuir, les balles proviennent de partout à la fois. Une vraie pluie de plomb. Je vois mes compagnons tomber un par un autour de moi. Un vrai champ de cibles vivantes. Tout le bataillon britannique bat en retraite pour se diriger dans les tranchées.

En fin de journée, on compte près 60 000 morts attribuables à cette attaque ratée. Cette journée est la plus sombre de tout l’empire Britannique. Les troupes sont épuisées et les soldats ont perdu la foi pour la victoire.

Quelques heures après, je me réveille, couché sur le sol du no man’s land. Il n’y a plus de végétation autour de moi. Je suis le seul, en vie en tout cas, car oui, il y a des cadavres un peu partout autour de moi. Je peux en reconnaître quelques-uns. Sans plus tarder, je reprends mon arme et je commence à ramper vers la ligne de défense des boches. Je sais que c’est une mission suicide. Ce qui compte, c’est le nombre d’Allemands qui tomberont sous le feu de mon fusil et sur la pointe de ma baïonnette.

Il ne faut pas que je me fasse repérer avant que je sois dans la base. En relevant ma tête, je peux apercevoir une entrée potentiellement gardée par un seul homme. Je sors lentement mon couteau de ma poche, je laisse tomber mon arme sur le sol avec douceur et en quelques secondes, je me relève, tranche la gorge du soldat pour me recoucher instantanément. Aucune sirène ne retentit. je n’ai pas été repéré. Je reprends mon arme et je finis par m’introduire dans la base ennemie. L’endroit n’a plus rien d’une base. Avec tous les obus que nous leur avons envoyés, leur tranchée s’est pratiquement complètement effondrée. Je me rends compte que la mission que je me suis donnée n’a aucune logique. Si je fonce dans le tas, je vais me prendre une balle en quelques secondes. Je m’assois quelques instants à la recherche d’une solution pour pouvoir contacter les Britanniques. La seule solution que je trouve est d’utiliser ma fusée éclairante. Mais, il faut que je monte plus haut sur la colline. Je mets mon fusil sur mon épaule, prends mon couteau et je m’avance dans les tranchées ennemies.

En regardant au sol, j’ai une idée de génie. À cause de la pluie de la veille, le sol est recouvert de boue. Avec la nuit sombre, je pourrais me camoufler avec elle. Je me roule dedans pour en avoir le plus possible sur mon uniforme. Sans plus tarder, je reprends ma route dans les tranchées. Je tremble, j’ai tellement peur que j’ai de la misère à me tenir debout. Je regarde au loin, la colline est si éloignée, je ne me rendrai pas. Je sors mon pistolet et je tire juste au dessus de ma tête. Le ciel noir s’éclaircit d’un rouge vif. Je me jette sur le sol en attendant les renforts. Après quelques minutes, j’entends des bruits de pas se rapprocher. Je sais très bien que ce ne sont pas des Anglais.

La seule chose que je ne veux pas, c’est de me faire faire prisonnier ou même me faire torturer par les boches. Je suis en larme et apeuré. Sans perdre une seconde de plus, je sors mon pistolet et je décide de me tirer une balle dans la tête, comme ça, je sais que je n’aurai plus peur et je pourrai aller rejoindre mes frères d’armes…