Kwei!

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Kwei, Kwei!  (Bonjour en amérindien)

Par Isabelle Beauregard

Pour la semaine interculturelle, j’ai envie de vous parler des peuples des Premières Nations. Je n’ai aucune descendance autochtone, mais je suis fière représentante de ces communautés qui autrefois peuplaient le Québec.

Je pourrais aborder différents sujets d’actualité les concernant telles que les guerres de territoire avec nos gouvernements, les problèmes de toxicomanie et le manque criant de ressources dans les réserves, ou encore, je pourrais dénoncer la multitude de viols et d’abus de tous genres faits aux femmes amérindiennes ainsi que la disparition de plusieurs d’entre elles… Mais non, même si tout ceci fait partie d’une réalité, aujourd’hui je vais plutôt vous informer sur lien exceptionnel que les peuples des Premières Nations avaient avec le reste de l’existence.

La spiritualité et le mode de vie de nos ancêtres à peau rouge reposaient sur la croyance en l’existence d’un lien étroit entre les choses de ce monde (lune, étoiles, eau, feu, vent, etc.), les formes de vie de première importance  (humains et animaux) et à la Terre-Mère; tout étant interconnecté.

Chaque membre des communautés était lié, dans le monde des esprit, à un animal totem. Cet animal auquel ils étaient liés portait les mêmes caractéristiques qu’eux. Ainsi, il était plus facile de vivre en communauté et d’utiliser les forces de chacun.

Ne demandons pas à un ours d’être actif en hiver et à une truite d’être efficace en temps de sécheresse; par contre, l’écureuil pouvait facilement s’occuper du butin du village et le faucon indiquer la route à suivre lors des déplacements.

Cette forme de pensée les amenaient à respecter la nature profonde de chaque chose, car tous avaient une place importante dans le grand plan de la vie. Ils remerciaient, par différents rituels, l’esprit des bêtes qu’ils chassaient pour la nourriture et célébraient la Terre-Mère pour l’abondance qu’elle leur apportait lors des moissons. Une harmonie parfaite!

En cette semaine interculturelle, prenons exemple sur cette croyance qu’avaient les Amérindiens, connectons nous à l’essentiel et reconnaissons la nature profonde des gens autour de nous. Nous avons tous la même importance dans le grand plan de la vie!

 

Meegwetch  (Merci en amérindien)

 

Cultures plurielles: Gulistan Mohammed

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Portrait de Gulistan Mohammed

Par Gabrielle Dubé-Jodoin et Mathieu Laperle

Pour notre série Cultures plurielles, nous avons le bonheur de vous présenter Gulistan Mohammed, Syrienne d’origine et maintenant Québécoise depuis les deux dernières années!

Arrivée ici le 21 juillet 2016, elle a d’abord passé trois ans en Turquie, à Mardin, et elle est arrivée directement pour s’établir à St-Hyacinthe. C’est un ami qui habitait ici qui lui a dit de venir au Québec parce que c’est un endroit calme et paisible.

Nous lui avons aussi demandé s’il y avait la guerre en Syrie et si c’était pour cette raison qu’elle et son mari étaient partis : elle m’a dit que oui et qu’autant le peuple kurdes que le peuple arabe étaient en danger. Cela dit, pour elle, le choix a été déchirant, même une fois  arrivée en Turquie, elle voulait retourner en Syrie, à Damas, une fois que le calme serait revenu. Malheureusement, les violences se sont accentuées et ils ont fermé la frontière.

C’est donc après trois années à vouloir quitter la Turquie qu’ils sont venus ici pour sauver leur vie et s’offrir une chance de repartir à zéro!

Une fois arrivés, il y a eu, bien entendu, le défi de la langue. Il fallait apprendre le français du tout début. Il fallait s’adapter aussi à la température qui est très différente. Heureusement, ils ont a eu de l’aide d’une famille d’accueil qui a aussi aidé d’autres membres de la famille de Gulistan. Cette famille, qui a été jumelée au couple, a été mise en contact avec les nouveaux arrivants par La Maison de la Famille. Notre invitée avait aussi ce message pour ce couple de St-Hyacinthe qui a grandement aidé à leur intégration: «Hélène et Serge, vous m’avez donné la tendresse que j’ai perdue et je ne saurais jamais comment vous remercier assez!!!»

Nous lui avons aussi demandé ce qu’elle appréciait du Québec et elle a répondu qu’elle aimait les services offerts comme les soins de santé et les divers organismes qui soutiennent les immigrants. Elle a aussi ajouté qu’elle aimait les Québécois pour leur énergie et leur vigueur et elle semblait beaucoup apprécier la diversité en ce qui concerne la nourriture. Pour ce qui est du CFM, elle nous a confié qu’elle s’y sentait très bien.

Gulistan veut éventuellement devenir infirmière et continuer d’élever, avec son mari, son petit garçon Zakaria dans la paix de sa nouvelle maison : le Québec!

Le journal L’Agora souhaite tout le bonheur du monde à Gulistan et à sa famille!

Bienvenus chez vous!!!

 

 

 

 

 

Cultures plurielles: Abdulrahman Dabsso

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Mélina Desmarais – Entrevue

Portrait de Abdulrahman Dabsso

Dans le cadre du projet d’intégration du CFM, j’ai eu l’occasion de discuter avec Abdulrahman Dabsso, un homme fort sympathique. Il est l’un de ces élèves, comme tant d’autres, qui a une histoire incroyable et il a accepté de me parler et de répondre à quelques questions. L’Agora vous présente donc son premier portrait de la série Cultures plurielles qui mettra en lumière les différents parcours des élèves d’ici et qui ont maintenant le Québec comme terre d’enracinement.

Alors, pour débuter, voici l’histoire d’Abdulrahman Dabsso.

Abdulrahman est Syrien. Il a quitté son pays d’origine en 2014 à cause de la guerre qui y fait rage. Son but premier étant de protéger ses quatre enfants. Lui, sa femme et ses enfants se sont donc rendus en Turquie. De là, ils sont montés sur des bateaux pour traverser la Méditerranée, mais la famille fut séparée. Abdulrahman dû aller d’un côté, alors que sa femme et les enfants durent aller de l’autre. Arrivé à destination, l’un des enfants s’est perdu et à seulement 12 ans, il a dû traverser seul l’Europe pour atteindre l’Allemagne. Il m’a confié qu’il était en train de régler les papiers pour qu’il puisse enfin venir le rejoindre. Le garçon, de 15 ans maintenant, devrait revenir vers sa famille sous peu. Nous lui souhaitons d’ailleurs que tout aille bien pour lui et les siens.

Abdulrahman, lui, vit au Québec depuis un an. Il a choisi notre pays afin que ses enfants puissent aller à l’école et pour assurer leur sécurité. Lorsque je lui ai demandé ce qu’il aimait le plus au Québec, il m’a tout simplement répondu que c’est le respect. Il m’a aussi dit qu’il apprécie le CFM.

Une chose est sûre, cet homme travaille fort pour assurer une vie meilleure à sa famille. Je lui ai demandé quels étaient ses rêves, ou ce qu’il voudrait faire plus tard.  Il m’a dit qu’il travaille à trois endroits différents, mais que la mécanique l’intéresse particulièrement et qu’il risque fort de se diriger dans ce domaine suite à son passage au CFM.

Nous lui souhaitons d’atteindre ses buts dans la vie et d’être heureux auprès de sa famille.

Et, au nom de toute l’équipe de L’Agora, nous le remercions de ce témoignage qui nous sensibilise au vécu de ces nouveaux arrivants!

Vous êtes ici chez vous, M. Abdulrahman Dabsso!