Et si…

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Et si…

Par: Megane Lemay

Et si je te disais que je t’aime? Quelle serait ta réaction? Rirais-tu de moi? Me regarderais-tu avec pitié, car ces émotions que je ressens, tu ne les ressens pas. En fait, je ne sais pas si je peux réellement dire que je t’aime. Je sais que j’ai une très forte attirance envers toi et que j’aime ta façon d’être. Tu es drôle, gentil, intelligent, beau et tu as un de ces regards. Il est facile de lire en toi parce que tes yeux nous disent tout. Et ton accent est tellement… sexy?… envoûtant?… attirant?… non, il est juste indescriptible. Donc, suis-je amoureuse?

Et si tu nous laissais une chance? Penses-tu que nous pourrions être heureux? Moi, je le crois. Je sens que tu pourrais me rendre heureuse et que je pourrais en faire de même.  Je ne suis pas une mauvaise personne, loin de là. Alors, penses-tu que tu pourrais nous laisser une chance, juste essayer et voir ce que ça donne? Prenons le risque. Qu’avons-nous à perdre?

Et si nous ne restions que des amis? Je comprendrais. Mais crois-tu que cette situation restera intacte? L’amour ou la haine nous envahiront-ils? L’amitié est extrêmement importante, elle est la base d’un couple, de l’amour, alors si notre relation évolue avec le temps, nous aurions la meilleure des bases, même si nous sommes déjà amis.

Et si tu me rejetais en amour et en amitié? Cela arrivera-t-il si tu lis ce texte? Si c’est le cas, je comprendrais, mais ça n’en serait pas moins douloureux. Je m’attache très rapidement aux gens, tu as pu le remarquer. J’ai l’habitude de me faire rejeter parce que les gars ont peur. Peur du fait que je m’attache vite. Peur du fait que j’ai besoin d’une relation amoureuse.

Et si tu me disais que tu m’aimes aussi…

Tu me manques


Tu me manques

Par: Céléna Miville

Photo de Celena Miville.

Papa tu me manques

Tu es rendu un ange

Tu me manques

Protège-nous, tes petits anges

Papa tu n’es plus ici-bas

Par contre, tu es dans nos cœurs

J’espère que tu es bien là-bas

J’ai la peine plein le cœur

 

Les étoiles dans le ciel

Une photo à la main

Les yeux remplis de larme au ciel

Papa tu me tiens par la main

Papa tu me manques

Tu es rendu un ange

Tu me manques

Protège-nous, tes petits anges

Tu es parmi les anges qui m’accompagnent

Pour le reste de ma vie, tu es avec moi

C’est comme si j’étais à la campagne

Je n’ai rien à craindre, car tu es là avec moi

 

Papa tu es l’être le plus cher à mes yeux

Même si tu n’es plus sur Terre

J’ai des souvenirs précieux

Je me perds

Papa tu me manques

Tu es rendu un ange

Tu me manques

Protège-nous, tes petits anges

 

 

Vieillir et Grandir

Vieillir et Grandir

Par: Gabrielle Ménard

Aujourd’hui j’ai 19 ans,

J’ai tellement grandi

J’ai tellement vieilli depuis tout ce temps

 

Ma mère se souviendra sûrement,

Qu’il y a19 ans,

J’ai ouvert les yeux pour la première fois

 

De mon premier sourire,

De mes premiers rires

Depuis ce temps,

J’ai ri et souri des millions de fois

J’ai fait mes premiers pas

J’en ai fait des milliards maintenant

 

Vieillir c’est prendre de l’âge

Vieillir c’est la Terre qui tourne sur elle-même

Grandir c’est changer physiquement

Grandir c’est aussi évoluer mentalement

Vieillir c’est s’endormir jeune le soir et prendre de l’âge un peu plus chaque matin

Vieillir c’est le temps qui avance et qui ne recule jamais

Même si parfois on le souhaite

Vieillir et grandir c’est apprendre de la vie

 

 

Pluie de plomb

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Pluie de plomb

Par: Antoine Bérube-Lussier

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Juillet 1916

Soldat Henry Teller, 18 ans, 25e division de l’Empire britannique.

1916, la guerre en Europe fait rage depuis deux ans déjà. Depuis le mois de février, les Français se battent contre les Allemands pour conserver la ville de Verdun. Selon quelques rumeurs, les Allemands commencent à battre en retraite et les Français sont encore debout. Mais est-ce la vérité ou une simple histoire inventée pour nous remonter le moral? Inventée ou pas, demain ce sera une certitude, car les troupes britanniques repoussent les armées allemandes de la Somme, ainsi qu’en France.

Pour le moment, la meilleure chose à faire serait de se reposer, car demain sera un vrai bain de sang.  Je ne m’inquiète même pas pour la victoire, car avec les renforts de près de 300 000 Français et avec nos 1 500 pièces d’artilleries, les Allemands n’ont qu’à bien se tenir.

Je profite de ma dernière journée tranquille pour flâner d’une bande à l’autre, entendre les nouvelles de la situation d’un peu partout dans l’Europe.

La première bande que je croise n’avait à peine plus de 18 ans. L’un d’eux était un réfugié de l’armée d’Italie. Il s’était battu durant l’offensive Italienne contre les Austro-hongrois à Isonzo. Son bataillon s’est fait décimer sous les feux ennemis. Il a déserté en plein combat et il été repêché par un bataillon de Français dans le sud de la France. Il avait été condamné à la prison, mais étant donné le manque d’effectif français, on lui avait laissé le choix de se battre ou d’être condamné à mort. Au début, on ne savait pas quoi faire de lui, mais au fil du temps, il s’est rendu de plus en plus utile, surtout pour nous conter les nouvelles de l’Italie et de ses combats contre les Austro-hongrois.

Les tranchées sont sales et boueuses, pires que les terres humides de la Bretagne. En arrivant dans un cul-de-sac, je croise un groupe de Canadiens discuter des pertes sur le front de l’est. Avec les Allemands et les Austro-hongrois qui repoussent de plus en plus les Russes. Selon quelques-uns d’entre eux, nous allions perdre cette guerre et la seule chance qu’on puisse la gagner ça serait que les Américains entrent en guerre en Europe. Ce n’est pas la première fois que j’entend parler de la possibilité de l’entrée en guerre de la US army.

La nuit commence à tomber, je m’installe alors sur le sol en recherche d’une position confortable. Je sens que la nuit sera courte.

Le lendemain, je suis réveillé, comme tout le monde, par le bruit des tirs d’artillerie. Nous commençons à pilonner les tranchées Allemandes vers 6h30 du matin. Toutes les troupes Britanniques sont mobilisées pour être prêtes à l’assaut. Je prends mon SMLE MKIII pour y installer ma baïonnette. Il y a des tirs presque à toutes les secondes. C’est comme ça durant près d’une heure. Vers 7h30, notre commandant nous ordonne d’avancer vers les lignes des boches en marchant. Personne ne sait vraiment pourquoi on y va à la marche. Le commandant nous dit que les Allemands n’ont pas survécu aux tirs d’artillerie. Il est vrai qu’avec plus de 1 000 000 d’obus tirés sur les lignes allemandes, il serait surprenant qu’ils aient survécu.

Après plusieurs minutes de marche, un de nos hommes se met à crier « AU SOL! ». Au loin, on peut apercevoir les Allemands avec leurs mitrailleuses dans leur tranchée. Il est déjà trop tard pour fuir, les balles proviennent de partout à la fois. Une vraie pluie de plomb. Je vois mes compagnons tomber un par un autour de moi. Un vrai champ de cibles vivantes. Tout le bataillon britannique bat en retraite pour se diriger dans les tranchées.

En fin de journée, on compte près 60 000 morts attribuables à cette attaque ratée. Cette journée est la plus sombre de tout l’Empire britannique. Les troupes sont épuisées et les soldats ont perdu la foi pour la victoire.

Quelques heures après, je me réveille, couché sur le sol du no man’s land. Il n’y a plus de végétation autour de moi. Je suis le seul, en vie en tout cas, car oui, il y a des cadavres un peu partout autour de moi. Je peux en reconnaître quelques-uns. Sans plus tarder, je reprends mon arme et je commence à ramper vers la ligne de défense des boches. Je sais que c’est une mission suicide. Ce qui compte, c’est le nombre d’Allemands qui tomberont sous le feu de mon fusil et sur la pointe de ma baïonnette.

Il ne faut pas que je me fasse repérer avant que je sois dans la base. En relevant ma tête, je peux apercevoir une entrée potentiellement gardée par un seul homme. Je sors lentement mon couteau de ma poche, je laisse tomber mon arme sur le sol avec douceur et en quelques secondes, je me relève, tranche la gorge du soldat pour me recoucher instantanément. Aucune sirène ne retentit. je n’ai pas été repéré. Je reprends mon arme et je finis par m’introduire dans la base ennemie. L’endroit n’a plus rien d’une base. Avec tous les obus que nous leur avons envoyés, leur tranchée s’est pratiquement complètement effondrée. Je me rends compte que la mission que je me suis donnée n’a aucune logique. Si je fonce dans le tas, je vais me prendre une balle en quelques secondes. Je m’assois quelques instants à la recherche d’une solution pour pouvoir contacter les Britanniques. La seule solution que je trouve est d’utiliser ma fusée éclairante. Mais, il faut que je monte plus haut sur la colline. Je mets mon fusil sur mon épaule, prends mon couteau et je m’avance dans les tranchées ennemies.

En regardant au sol, j’ai une idée de génie. À cause de la pluie de la veille, le sol était recouvert de boue. Avec la nuit sombre, je pourrais me camoufler avec la boue. Je me roule dedans pour en avoir le plus possible sur mon uniforme. Sans plus tarder, je reprend ma route dans les tranchées. Je tremble, j’ai tellement peur que j’ai de la misère à me tenir debout. Je regarde au loin, la colline est si éloignée, je ne me rendrai pas. Je sors mon pistolet et je tire juste au dessus de ma tête. Le ciel noir s’éclaircit d’un rouge vif. Je me jette sur le sol en attendant les renforts. Après quelque minute, j’entends des bruits de pas se rapprocher. Je sais très bien que ce ne sont pas des anglais.

La seule chose que je ne veux pas, c’est de me faire faire prisonnier ou même torturer par les boches. Je suis en larme et apeuré. Sans perdre une seconde de plus je sors mon pistolet et je décide de me tirer une balle dans la tête, comme ça je sais que je n’aurai plus peur et je pourrai aller rejoindre mes frères d’armes…

Antoine Bérube-Lussier

Juillet 1916

Soldat Henry Teller, 18 ans, 25e division de l’empire Britannique

1916, la guerre en Europe fait rage depuis deux ans déjà. Depuis le mois de février, les Français se battent contre les Allemands pour conserver la ville de Verdun. Selon quelques rumeurs, les Allemands commencent à battre en retraite et les Français sont encore debout. Mais est-ce la vérité ou une simple histoire inventée pour nous remonter le moral? Inventée ou pas, demain ce sera une certitude, car les troupes Britanniques repoussent les armées Allemandes de la Somme, ainsi qu’en France.

Pour le moment, la meilleure chose à faire serait de se reposer, car demain sera un vrai bain de sang.  Je ne m’inquiète même pas pour la victoire, car avec les renforts de près de 300 000 Français et avec nos 1 500 pièces d’artilleries, les Allemands n’ont qu’à bien se tenir.

Je profite de ma dernière journée tranquille pour flâner d’une bande à l’autre, entendre les nouvelles de la situation d’un peu partout dans l’Europe.

La première bande que je croise n’avait à peine plus de 18 ans. L’un d’eux était un réfugié de l’armée d’Italie. Il s’était battu durant l’offensive Italienne contre les Austro-hongrois à Isonzo. Son bataillon s’est fait décimer sous les feux ennemis. Il a déserté en plein combat et il été repêché par un bataillon de Français dans le sud de la France. Il avait été condamné à la prison, mais étant donné le manque d’effectif français, on lui avait laissé le choix de se battre ou d’être condamné à mort. Au début, on ne savait pas quoi faire de lui, mais au fil du temps, il s’est rendu de plus en plus utile, surtout pour nous conter les nouvelles de l’Italie et de ses combats contre les Austro-hongrois.

Les tranchées sont sales et boueuses, pires que les terres humides de la Bretagne. En arrivant dans un cul-de-sac, je croise un groupe de Canadiens qui discutent des pertes sur le front de l’est. Avec les Allemands et les Austro-hongrois qui repoussent de plus en plus les Russes, selon quelques-uns d’entre eux, nous allons perdre cette guerre et la seule chance qu’on puisse la gagner dépend des Américains; s’ils entrent en guerre en Europe, on a une chance. Ce n’est pas la première fois que j’entend parler de la possibilité de l’entrée en guerre de la US army.

La nuit commence à tomber, je m’installe alors sur le sol en recherche d’une position confortable. Je sens que la nuit sera courte.

Le lendemain, je suis réveillé, comme tout le monde, par le bruit des tirs d’artillerie. Nous commençons à pilonner les tranchées Allemandes vers 6h30 du matin. Toutes les troupes britanniques sont mobilisées pour être prêtes à l’assaut. Je prends mon SMLE MKIII pour y installer ma baïonnette. Il y a des tirs presque à toutes les secondes. C’est comme ça durant près d’une heure. Vers 7h30, notre commandant nous ordonne d’avancer vers les lignes des boches en marchant. Personne ne sait vraiment pourquoi on y va à la marche. Le commandant nous dit que les Allemands n’ont pas survécu aux tirs d’artillerie. Il est vrai qu’avec plus de 1 000 000 d’obus tirés sur les lignes allemandes, il serait surprenant qu’ils aient survécu.

Après plusieurs minutes de marche, un de nos hommes se met à crier « AU SOL! ». Au loin, on peut apercevoir les Allemands avec leurs mitrailleuses dans leur tranchée. Il est déjà trop tard pour fuir, les balles proviennent de partout à la fois. Une vraie pluie de plomb. Je vois mes compagnons tomber un par un autour de moi. Un vrai champ de cibles vivantes. Tout le bataillon britannique bat en retraite pour se diriger dans les tranchées.

En fin de journée, on compte près 60 000 morts attribuables à cette attaque ratée. Cette journée est la plus sombre de tout l’empire Britannique. Les troupes sont épuisées et les soldats ont perdu la foi pour la victoire.

Quelques heures après, je me réveille, couché sur le sol du no man’s land. Il n’y a plus de végétation autour de moi. Je suis le seul, en vie en tout cas, car oui, il y a des cadavres un peu partout autour de moi. Je peux en reconnaître quelques-uns. Sans plus tarder, je reprends mon arme et je commence à ramper vers la ligne de défense des boches. Je sais que c’est une mission suicide. Ce qui compte, c’est le nombre d’Allemands qui tomberont sous le feu de mon fusil et sur la pointe de ma baïonnette.

Il ne faut pas que je me fasse repérer avant que je sois dans la base. En relevant ma tête, je peux apercevoir une entrée potentiellement gardée par un seul homme. Je sors lentement mon couteau de ma poche, je laisse tomber mon arme sur le sol avec douceur et en quelques secondes, je me relève, tranche la gorge du soldat pour me recoucher instantanément. Aucune sirène ne retentit. je n’ai pas été repéré. Je reprends mon arme et je finis par m’introduire dans la base ennemie. L’endroit n’a plus rien d’une base. Avec tous les obus que nous leur avons envoyés, leur tranchée s’est pratiquement complètement effondrée. Je me rends compte que la mission que je me suis donnée n’a aucune logique. Si je fonce dans le tas, je vais me prendre une balle en quelques secondes. Je m’assois quelques instants à la recherche d’une solution pour pouvoir contacter les Britanniques. La seule solution que je trouve est d’utiliser ma fusée éclairante. Mais, il faut que je monte plus haut sur la colline. Je mets mon fusil sur mon épaule, prends mon couteau et je m’avance dans les tranchées ennemies.

En regardant au sol, j’ai une idée de génie. À cause de la pluie de la veille, le sol est recouvert de boue. Avec la nuit sombre, je pourrais me camoufler avec elle. Je me roule dedans pour en avoir le plus possible sur mon uniforme. Sans plus tarder, je reprends ma route dans les tranchées. Je tremble, j’ai tellement peur que j’ai de la misère à me tenir debout. Je regarde au loin, la colline est si éloignée, je ne me rendrai pas. Je sors mon pistolet et je tire juste au dessus de ma tête. Le ciel noir s’éclaircit d’un rouge vif. Je me jette sur le sol en attendant les renforts. Après quelques minutes, j’entends des bruits de pas se rapprocher. Je sais très bien que ce ne sont pas des Anglais.

La seule chose que je ne veux pas, c’est de me faire faire prisonnier ou même me faire torturer par les boches. Je suis en larme et apeuré. Sans perdre une seconde de plus, je sors mon pistolet et je décide de me tirer une balle dans la tête, comme ça, je sais que je n’aurai plus peur et je pourrai aller rejoindre mes frères d’armes…

 

Une ardeur parmi cette froideur

Par: Keven Poisson Lalonde

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Une ardeur parmi cette froideur

Le temps d’un désespoir plongé dans la froideur,

Ne durcit que les peurs vengées dans un espoir,

Chaque pas dit, chaque cri marché,

Façonné jadis, ce noir de ces malheurs déchiffrés,

Capturé par l’isolé de trahison vis-à-vis cette relation,

 

De façons à point exprimer dans la discrétion,

Ne rend que la colère à tristé,

Chaque mot blessé, chaque regards tueurs,

Songeur de tout ces dits que d’inégalité parmi cette réalité,

Changé de son cœur ressenti d’une infime lueur,

Ancré au plus loin de ces valeurs qui se meurent,

 

Ces couleurs qui ne sont qu’une vision parmi cette partition,

Amène une ardeur dans cette lourdeur comme une illusion,

Une aigreur qui découle de cette sensation d’aversion,

La pudeur regrettée par le faiseur engendre l’abolition,

Une perversion creusée comme une solution,

 

L’addiction causée par la fiction causa l’absolution de l’homme…

 

Un trait bâtisseur

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Un trait bâtisseur

Par: Keven Poisson Lalonde

Photo de Keven Lalonde.

Une page vierge, un crayon et une gomme à effacer devant moi m’amenèrent vers un nouveau monde façonné de ma main, qui s’ouvrit à mon esprit…

Ces mots s’accrochant l’un à l’autre et les points sautillants bâtirent une histoire à laquelle je serai dans une liberté absolue. Narration, exclamation, interrogation sont placés discrètement dans ce texte, d’où leurs sens peuvent changer ce vocabulaire. L’avalanche d’idées créa ainsi le paysage de ces mondes et leurs nuances pourront désormais donner un sens à la parole entendue.

Ces traits traçant de petites ou de grandes lignes et des courbes, d’opacités foncés ou pâles, créant ainsi des images portées sur une large vision de ces mondes. Ces couleurs laissées sur ce blanc éblouissant reflétèrent la vivacité et la passion d’une expression.

Au regard lointain, se forme le passé, le présent ou le futur d’une histoire à la grande épopée. Une action entreprit changera toujours le courant du temps. À cette symétrie parmi ce récit qui semble infinie, ces murmures combleront tous ces murs d’idéologies.

Au touché calculateur, ressort un aspect de finesse parmi cette robusté comme chaque effort travaillé. Cette géométrie détaillée à l’architecture d’une complexité démesurée donne lecture sur chacune de ces fissures. À la splendeur de ces grandeurs, l’humain est vainqueur, peu importe ses défis.

Au son plaisant, cette mélodie laisse emporter avec ce vent tout ce qui peut être déplaisant. Chaque note placée sur une grille laisse naître une aisance à cette variance, ce qui maintient l’harmonie entre deux conflits. Ces chants apaisants caressent nos émotions tout autant que notre imagination, ce qui fait paraître notre être.

Photo de Keven Lalonde.

Voilà! Une autre histoire de créée, un autre dessin de fait, un autre bâtiment de construit, une autre chanson composée et une passion exprimée dans l’art…

Le cœur bien rempli

Le cœur bien rempli

Par:  Céléna Miville

Photo de Celena Miville.

Par un beau jour d’été

Je t’ai rencontrée

Main dans la main

Nous suivions le chemin

Un enfant est né

Notre vie était liée

 

Par un beau jour d’été

Nous nous sommes séparés

Notre enfant déchirée entre nous

 

Tu me dois tout

Par un beau jour d’été

Nous nous sommes réconciliés

 

Mon cœur continue de battre pour toi

Pour toute la vie un jour à la fois

Mon préféré est notre enfant

Pour jouer avec lui je suis partant

Je suis reconnaissante de ce que tu fais

Pour moi tu es parfait

 

Notre enfant grandit

Il vit sa vie

Nous vieillissons en amoureux

Dans notre vie nous sommes heureux

Notre fils nous rend visite avec son chien

Il continue son chemin

 

A son tour il a un enfant

Il l’a appelé Jonathan

Il est remplie d’amour

Nous le gâtons à notre tour

Nous fêtons la vie

Le cœur bien rempli

 

 

La sainte nuit

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La sainte nuit

Photo de Ludo Vorse.

La vie de jour est si horrible pour un être comme moi, la lumière me fait mal.

Je sens que tout le monde me juge, mais je n’ai pas l’impression d’être anormal.

La lumière du jour me détruit doucement, je me demande ce qui est normal.

À l’aube, j’ai peur de croiser la moindre personne, je voudrais me cacher.

Cependant, je n’ai nulle part où aller, je suis complètement désarmé.

La terreur s’empare de moi quand le soleil se lève, je suis désemparé.

J’aimerais tant rester à l’abri dans l’obscurité pour me camoufler.

Au crépuscule, je me sens plus paisible, le calme reprend ses droits.

La sérénité règne enfin, les alentours deviennent silencieux, du moins, je crois.

Je me sens si imposant, je me sens libre de penser, ce soir, je me sens comme un roi.

Je ne dois pas perdre d’esprit qui je suis, un être qui doit chasser ma proie.

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Se dire adieu…

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Se dire adieu

Photo de Vanessa Vanier.


Vanessa Vanier

 

Douze ans à s’aimer, cette fatalité
Douze ans à courir
On court encore
Ensemble
Sous le soleil meurtrier du désert
Liés par le temps et tout ce qui nous a fait nous
Liés par le sommeil qui fuit

Et il est temps de te rendre ta liberté
Ton oasis
Ton amour t’a quitté et il est de temps de dire adieu
Aux blessures
Aux cauchemars passés et de réparer ce qu’on a brisé
On s’est aimé simplement, bercé par les vagues et les marrés
On s’est aimé
Sous cette neige qui m’ensevelit

Je te rends ta liberté
Ton bonheur
Dieu nous a choisi, dans le sang et les péchés de la race humaine
Vous avez choisi la paix
Je te rends ton amour trahi
L’amour de ta vie
Qui attend ton appel, il est temps de vivre mon amour
Alors laisse-moi partir
Je lèverai mon verre
Je verserai une larme à notre loyauté
Qui réchauffe mon âme et nos lèvres glacées
Je verserai une larme…